| P-12km Un chemin de terre perpendiculaire à la route s’enfonce entre les plantations de café. Un panneau indique clairement Tad Fane Waterfalls. Un kilomètre plus loin, je surplombe un vide. Face à moi une rivière se jette en cascade 120 m plus bas. C’est impressionnant mais il n’y a pas d’accès au pied de la chute. Depuis une terrasse de restaurant un petit chemin de pierre accède à des cabanons (15 ou 20$ la nuit). Le site et bien trop touristique, le repart pour Tad Niang un peu plus loin. P-10km Apres un bref coup d’œil aux chute de Tad Gniang, je décide de baisser les bras et de rejoindre Paxong en tuktuk. Sur le parking, il y a toujours un chauffeur sur le départ. Seulement à cette heure ci, les lieux ont déjà été désertés par les clients potentiels. Me voici donc reparti pour 1à km interminables. P-0 km Apres un certain temps sur une certaine route, (je crois que la j’étais vraiment déconnecté) sept grandes lettres aux couleurs fanées par le soleil signalent l’arrivée de l’étape. Le village, implanté sur le coté de la route semble ne profiter d’aucun intérêt économique du tourisme. L économie locale doit surement être assurée par les nombreuses plantations de caféiers du plateau. Seulement deux hôtels au fond du village accueillent les visiteurs. Apres une douche bienfaisante, je passe au diner. Assis à l’extrémité d’une table pour 30 personnes au centre d’une grange, je déguste repas avec le chien pour seule compagnie. Les néons qui fonctionnent encore illuminent l’immense nappe bleu roi. Tout au tour, de vieux meubles poussiéreux sont entreposes dans les coins sombres où quelques cadavres de Beerlao s’alignent. Le riz est fade et l’ambiance est glauque, je vais me coucher. Apres une courte nuit entrecoupée de cauchemars, je me lève avec le soleil. Est-ce la fatigue de la veille ou le fait de dormir seul dans un hôtel aux allures de Shining et Resident evil ? Cette nuit aura été peu réparatrice. J’enfourne avec régal mon café et mon assiette de tartines Puis enfourche avec râles mon VTT, mon engin de tortures Mon sac à dos est devenu un casse dos Mon assise fut une selle, maintenant un rabot. Le tour du plateau en trois jours, je n’y pense plus. De retour sur la route, à gauche je monte et à droite je descends. J’obéis à mes jambe qui n’ont pour à la loi de la gravité. P+10 Retour à Tad Gniang, il est 08h30, personne. Je profite durant 2 heures du superbe site. Une rivière paisible se jette soudain sur un dizaine de mètres puis rebondie sur une marche rocheuse. Elle retombe alors vingt mètres plus bas dans un bouillon blanc pour à nouveau s’écouler paisiblement. Au pied de la chute, le souffle puissant inonde une végétation luxuriante. Un chemin accède au pied. La puissance du souffle et des remous me dissuade de prendre un bain. Les premiers visiteurs arrivent, je repars pour Paksé. Quarante kilomètres de descente avec des pointes fréquentes à 50/60 km/h et un détour par une cascade non répertoriée dans les guides me mène à Paksé en moins de deux heures. Trois kilomètres avant le magasin de location situé tout droit devant, un petit détour «juste pour voir» me fera gagné une petite heure supplémentaire à chercher mon chemin. A être têtu et stupide, autant l’être jusqu’à la fin. Quelques chiffres : 1 journée (d’enfer) 1 nuit (d’enfer) 1 gars paume sur son VTT (d’enfer) 3 cascades (120 m ; 30 m ; 10 m) 50 km de montée le premier jour (et 50 km de descente le second) 10 000 « Sadaidee » (en réponse aux 10 000 « Byebye » des enfants qui disaient « bonjour ») 

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